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Biographies DAVID KRAKAUER


Le clarinettiste de renommée internationale David Krakauer redéfinit la notion de concertiste. Connu pour sa maîtrise d’une foule de répertoires, allant du klezmer, tradition musicale juive ashkénaze, à l’improvisation d’avant-garde, Krakauer se situe bien au-delà du mélange des genres. Ses plus grands succès de musique classique et klezmer donnent leur pleine mesure à sa tonalité brillante, sa virtuosité et son imagination.
Chef de file du renouveau klezmer, le musicien effectue des tournées mondiales avec sa célèbre formation Klezmer Madness! Bien qu’imprégné d’airs folkloriques, le groupe « a fait entrer la tradition klezmer dans l’âge du rock » (John Pareles, The New York Times). Avec ses musiciens, Krakauer a forgé, au sein de son propre répertoire, des alliances entre musique du monde, jazz, rock, funk et hip-hop. Une musique qui parle aussi bien aux nostalgiques du klezmer d’hier qu’aux amateurs de musiques du monde et aux clubbers invétérés d’aujourd’hui.
La discographie de Krakauer compte certains des enregistrements klezmer qui ont marqué la dernière décennie. Son premier disque, New Hot One, produit par le prestigieux label de jazz français Label Bleu, est salué comme un chef-d’œuvre. Sorti en 2002, The Twelve Tribes est sacré meilleur album jazz de l’année par le Preis der deutschen Schallplattenkritik, le prix musical le plus reconnu en Allemagne. Sur Klezmer, NY (1988) sorti chez Tzadik, le label de John Zorn, figure sa suite visionnaire, A Klezmer Tribute to Sidney Bechet, composée à l’occasion du 100e anniversaire du clarinettiste de légende. Tzadik est également l’éditeur de Klezmer Madness, l’un des CD les plus vendus du label. Parmi les autres albums, citons le détonant Rhythm and Jews (Piranha/Flying Fish) et Jews with Horns (Piranha/Green Linnet) avec les Klezmatics, In the Fiddler's House avec le violoniste Itzhak Perlman et les Klezmatics, ou encore des œuvres de musique de chambre sorties sur les labels Musical Heritage et New York Philomusica. En 2004, le musicien livre David Krakauer Live in Krakow (Label Bleu). En mai 2005 en Europe et au printemps 2006 aux Etats-Unis paraît le dernier titre en date, Bubbemeises: Lies My Gramma Told Me, fruit de sa collaboration avec Socalled, l’architecte juif du rythme hip- hop. L’artiste enseigne la clarinette et la musique de chambre au Mannes College of Music de la New School University, à la Manhattan School of Music et au Bard Conservatory of Music.
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FRED WESLEY

Ancien directeur musical de la section cuivre du pape de la soul James Brown, le tromboniste Fred Wesley aura été l’accompagnateur le plus célèbre du monde, orchestrant les rythmes sinueux, les solos tout d’audace et de précision qui ont façonné le funk.
Il débute sa carrière professionnelle dès l’âge de 12 ans au sein du big band que dirige son professeur de musique E.B Coleman, et se retrouve bientôt à jouer sur la scène R&B locale. En 1967, fraîchement diplômé de l’école de musique des forces armées, et libéré de ses obligations militaires, il crée son propre groupe, Mastersound, qui fait fusionner R&B et hard bop. Mais celui-ci périclite moins d’un an plus tard. Wesley est alors contacté par Waymon Reed, le trompettiste de James Brown qui recherche un tromboniste. Il accepte aussitôt de les rejoindre. Ainsi il a joué sur quelques titres historiques, tels que Say It Loud (I'm Black and I'm Proud), Licking Stick et Mother Popcorn.
On ne soulignera jamais assez ce que lui doivent les grands classiques du funk, notamment Black Caesar, Slaughter's Big Rip-Off, et The Payback : entouré, entre autres, de Maceo Parker et Bootsy Collins, il aura été le fer de lance de la transformation inouïe de la soul en funk, opérée par James Brown, renouvelant le R&B pour toute une décennie. « J'achevais les créations de Brown, je suivais ses propositions, notera-t-il. Il me confiait la mise au propre des arrangements pour les cuivres, mais quelquefois c’était incohérent musicalement et il me fallait les revoir. Ce qui en sortait, c’étaient beaucoup d’idées de James Brown réorganisées par mes soins. » Wesley a même signé quelques tubes du maître, parmi lesquels Doin' It to Death et Papa Don't Take No Mess, et figure en bonne place sur plusieurs de ses disques historiques, dont Damn Right I am Somebody et Breakin’ Bread.
Des différends d’ordre artistique et financier l’éloigneront de James Brown en 1975. Il s’engage alors aux côtés de George Clinton et son Parliament-Funkadelic, et participe à l’écriture de la plupart de leurs titres, à l’instar de celui qui inaugure la carrière solo du tromboniste, sorti en 1977, « A Blow for Me, A Toot for You ». Après Say Blow by Blow Backwards, son deuxième album solo paru en 1979, Fred Wesley délaisse la nébuleuse « P-Funk » pour revenir à ses premières amours : le jazz. Il entre dans le Count Basie Orchestra. Après s’être installé à Hollywood en 1981, il assiste Earth, Wind & Fire, Barry White et le Gap Band, et signe des arrangements pour Curtis Mayfield et Terry Callier. Il relance sa carrière solo en 1990 par un retour au jazz avec New Friends, et continuera à enregistrer des disques de jazz pur et dur au cours des dix années suivantes. Son inimitable style syncopé devenu une composante incontournable du hip-hop grâce aux innombrables samples de ses accompagnements réalisés au temps de James Brown, Wesley repart en tournée avec ses compagnons de l’époque Maceo Parker et Pee Wee Ellis, sous le nom de JB Horns, avant de former en 1996 son propre Fred Wesley Group. En 2002, il publie ses Mémoires, intitulés Hit Me Fred: Recollections of a Sideman. Il assure par ailleurs un poste de professeur adjoint de jazz à l’université de Caroline du Nord à Greensboro.

SOCALLED

Installé à Montréal, Socalled est musicien, photographe, magicien et écrivain. Né sous le nom de Josh Dolgin, à Ottawa en Ontario, il grandit juste au nord de là, à Chelsea au Québec. Enfant, il se passionne pour les comédies musicales, dessine des B.D. et rédige des articles pour le journal local. Sa mère réussit à lui imposer des cours de piano jusqu’au lycée, après quoi il se met à l’accordéon. Il joue dans des formations de toutes sortes (salsa, gospel, rock ou funk), jusqu’à ce qu’il découvre le système MIDI et le Hip-Hop. Il travaille avec des rappeurs, forge des rythmes déjantés, fréquente les studios. Il sort diplômé de la prestigieuse université McGill et réalise un film d’animation de 50 minutes pour le Conseil des Arts du Canada, tout en écrivant pour Hour Magazine et en se produisant sur scène. Son nom apparaît désormais sur une douzaine d’enregistrements, où il est tantôt pianiste, tantôt chanteur, tantôt arrangeur, rappeur, parolier ou producteur. Il joue les trublions avec Klezmer Madness! de David Krakauer, chante avec Beyond the Pale, de Toronto, se produit avec le groupe montréalais Shtreiml et l’Aleph Project, de Los Angeles. Socalled se produit et enregistre tous azimuts avec une équipe de fous furieux et de génies du monde entier, dont Killah Priest, Susan Hoffman-Watts, Frank London et Irving Fields. Il a composé de nombreux titres de rap, ainsi que la musique aux rythmes grecs du documentaire Man of Greece. Il est lui- même l’auteur de documentaires et de films d’animation ayant remporté de nombreux prix au McGill Film Festival. Son morceau The Socalled Seder, autoproduit, a été qualifié par le Yiddish Forward «d’un des meilleurs morceaux de musique juive depuis des années». Son deuxième album, Ghettoblaster, plonge dans le passé et en extrait une diversité d’influences aux références foisonnantes. Pétri d’influences traditionnelles et contemporaines, il y a là un son qui évoque le passé tout en retenant l’intérêt des oreilles les moins averties.