André Minvielle
Né à Lée, en Béarn, à côté de Pau, André Minvielle débute des études approfondies de micromécanique à Orthez. C'est au début des années 1980, alors que François Mitterrand va être élu à la présidence de la République, qu'André Minvielle entame quatre années de conservatoire à Pau : études de chant lyrique et percussion classiques. Il créait à cette époque-là plusieurs groupes en tant que leader, c'est alors que l'idée germe avec l'improvisé, la langue d'oc, l'écriture d'us, dernière ligne droite avant Uzeste...
Dès 1985, tandis que les Etats-Unis continus de soutenir la lutte armée des contre-révolutionnaires au Nicaragua, André Minvielle pose arts et bagages en Cie Lubat Dé Gasconha et participe en tant qu'artiste œuvrier à toutes les expérimentations de la compagnie Lubat. Il s'engage dans l'organisation des festivals Hestejada de las Arts où il rencontre et joue avec des musiciens, poètes, conteurs, comédiens dont Eddy Louiss, Michel Portal, Daniel Humair, Han Bennink, Louis Sclavis, Marc Perrone, Claude Nougaro, John Hendricks, Gilles Defacque, Serge Pey, Bernard Manciet... Depuis les années 2000, il enregistre ‘'L'ABCD'erre de la vocalchimie'' et ‘'Chansons sous les Bombes'', se produit en concerts en duo avec Lionel Suarez, participe aux Deuxièmes Rencontres Internationales de Jazz de Monterey au Mexique et part en tournée en Corée avec Didier Petit. Batteur, scatteur, rappeur, rime-ailleurs qui chahute les mots et les conventions, André Minvielle explore, bouscule et réinvente avec un sens peu commun du direct (dans la communication, dans l'émotion, dans l'expression) les traditions populaires ou savantes, dont notamment l'univers du musette.
De jazz en java, du blues au patois, de mémoire gasconne en musiques pygmées, de la gaîté au déchirement, ce pourfendeur de mots saisit l'air du temps avec un incomparable sens de la langue et de l'improvise. Le jazz cogne, valse, virevolte, chaloupe et s'encanaille.
